His Name is… Benjamin Parent [CINEMA]

L’an dernier, j’avais également eu la chance de passer quelques jours à Cannes pendant le festival, mais surtout d’assister à une excellente projection, celle des dix courts métrages en compétition pour la Semaine de la Critique. 

20445804Et celui qui m’avait particulièrement marqué était réalisé par le très prometteur Benjamin Parent et s’intitulait Ce n’est pas un film de cow-boys. J’ai eu la chance de l’interviewer :

Déjà un an que ton court a été dévoilé lors de la Semaine de la Critique. Qu’as-tu ressenti lorsque tu as appris ta sélection?

Ca a été énorme et en même temps, je crois que je ne me rendais pas tellement compte. C’était mon premier court métrage et ma première sélection en festival. On était 10 sur 2000… En tout cas, je m’étais toujours juré que je descendrais à Cannes avec une bonne raison et pas juste pour prendre le soleil. Donc géniale comme expérience.

Cette sélection fut la première d’une longue série de prix et récompenses en 2012. Comment as-tu vécu cette année?

L’année 2012/13 a été pleine de péripéties. Entre Cannes et la nomination aux Césars 2013, j’étais comblé ! Le film a fait une carrière folle et je l’ai accompagné un peu ici et là, comme à Melbourne ou Zagreb. Le plus important, c’est qu’il a été vu et ça m’a permis de rencontrer de nombreux producteurs et "acteurs" (au sens participant) du cinéma. Maintenant, c’est un peu à moi de jouer en terminant l’écriture de mon premier long… Cannes 2015 peut être… :)

ben paDes conseils à donner aux réalisateurs qui sont à ta place cette année?

Laissez vous guider par l’équipe de la Semaine de la Critique, elle est composée de gens remarquables ! J’ai fait de superbes rencontres là-bas, aussi bien parmi les autres réalisateurs comme Shay Levi de Tel Aviv ou Jean-Baptiste Saurel le réal de La Bifle qui est devenu un ami.

 Que représente Cannes, ainsi que la Semaine de la Critique, pour toi?

Cannes, c’est le symbole du cinéma avec tout ce qu’on aime, les films, et tout ce qu’on déteste, les paillettes. Donc lorsqu’on a un film sélectionné là-bas, il faut choisir ce qu’on veut prendre. Pour moi, ce fut l’occasion des rencontres et une sorte d’accomplissement en tant que jeune réalisateur. J’ai été sélectionné au festival de Cannes. Pouvoir dire cette phrase ne change rien du tout à la suite des évènements, mais c’est cool de faire partie du "club".

Peux-tu nous parler de tes projets en cours?

Je termine l’écriture de mon premier long. Je collabore également avec Hugo Gélin, le réalisateur de Comme des Frères, sur un long métrage. Je prépare également une série pour ados avec Joris Morio, mon acolyte sur Cow-Boys. Et enfin, je co-crée une série type thriller anticipation que j’espère voir sur nos écrans dans un peu plus d’un an.

Bonne chance alors, et merci de m’avoir accordé cette interview ! 

© Photos de Chloé Vollmer-Lo

————-

Bande-annonce de Ce n’est pas un film de cow-boys :

Synopsis :

Le Secret de Brokeback Mountain est passé hier soir à la télé. Vincent l’a regardé et ça l’a bouleversé. Il profite de la récréation pour raconter de manière touchante et naïve le film à Moussa. Dans les toilettes des filles, Jessica, elle aussi très affectée, pose des questions sur le père homosexuel de Nadia, avec beaucoup de maladresse.