Canet – Soderbergh – Sorrentino – Coen

Cette année à Cannes, j’ai eu la chance d’assister aux projections de trois films présentés pour le Festival, ainsi qu’un dernier hier soir, dans le cadre de l’opération Cannes à Paris. Un hors compétition, celui de Canet, et trois en sélection officielle : celui de Soderbergh, de Sorrentino et des frères Coen. Tous très différents dans leur style, ils m’ont chacun captée et touchée à leur manière. Et je vais vous dire pourquoi…

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Blood Ties de Guillaume Canet

Je ne m’attendais pas du tout à ce genre, on dirait vraiment un film américain. J’ai trouvé le début un tout petit peu trop long, mais la seconde partie était vraiment prenante, et ce jusqu’à la dernière minute (qui m’a littéralement bouleversée). Quant au casting, plutôt bien choisi  : Clive Owen, Billy Crudup, Zoe Saldana, Marion Cotillard, Mila Kunis, James Caan, Matthias Schoenaerts & Lili Taylor, pour ne citer qu’eux. Bande-annonce :

Synopsis : New York, 1974. Chris, la cinquantaine, est libéré pour bonne conduite après plusieurs années de Guillaume+Canet+Mila+Kunis+Films+Blood+Ties+juQNve8Km8ulprison pour un règlement de compte meurtrier. Devant la prison, Frank, son jeune frère, un flic prometteur, est là, à contrecœur. Ce ne sont pas seulement des choix de « carrières » qui ont séparé Chris et Frank, mais bien des choix de vies et une rivalité depuis l’enfance. Leur père Léon, qui les a élevés seul, a toujours eu pour Chris une préférence affichée, malgré les casses, la prison… Pourtant, Frank espère que son frère a changé et veut lui donner sa chance : il le loge, lui trouve un travail, l’aide à renouer avec ses enfants et son ex-femme, Monica. Malgré ces tentatives, Chris est vite rattrapé par son passé et replonge. Pour Frank, c’est la dernière des trahisons, il ne fera plus rien pour Chris. Mais c’est déjà trop tard et le destin des deux frères restera lié à jamais.

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Behind the Candelabra de Steven Soderbergh

Je suis allée voir ce film avec un pote, Ulrich, et voici ses premières impressions, à la sortie de la séance : "j’ai été bluffé par l’esthétique, vraiment bien travaillée, sur le luxe, la mode, le design et l’architecture des années 70".
Pour ma part, j’ai tout de suite accroché avec le scénario et surtout les personnages. Matt Damon est excellent dans ce rôle complètement à l’opposé de ce qu’on peut voir de lui. En ce qui concerne Michael Douglas, je ne l’avais même pas reconnu !!! Il est vraiment incroyable, sa transformation est époustouflante, tout comme son jeu. Voyez :

Synopsis : Avant Elvis, Elton John et Madonna, il y a eu Liberace : pianiste virtuose, artiste exubérant, bête de michael-douglas-matt-damon-behind_the_candelabra-01scène et des plateaux télévisés. Liberace affectionnait la démesure et cultivait l’excès, sur scène et hors scène. Un jour de l’été 1977, le bel et jeune Scott Thorson pénétra dans sa loge et, malgré la différence d’âge et de milieu social, les deux hommes entamèrent une liaison secrète qui allait durer cinq ans. ‘Ma Vie avec Liberace’ narre les coulisses de cette relation orageuse, de leur rencontre au Las Vegas Hilton à leur douloureuse rupture publique.

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La Grande Bellezza de Paolo Sorrentino

A la fin de la projection, j’ai tweeté : "ou le lyrisme à l’italienne des folies mondaines". Eh bien je n’aurai rien d’autre à rajouter, si ce n’est que l’on découvre de très belles images de Rome la nuit, et qu’il y a des scènes où l’on (je) ne comprend(s) pas trop le délire du réalisateur. Mais au final, le film est vraiment réussi. Regardez plutôt  :

img1024-700_dettaglio2_La-grande-bellezza-SorrentinoSynopsis : Jep Gambardella jouit des mondanités de la ville. Il est de toutes les soirées et de toutes les fêtes, son esprit fait merveille et sa compagnie recherchée. Journaliste à succès, séducteur impénitent, il a écrit dans sa jeunesse un roman qui lui a valu un prix littéraire et une réputation d’écrivain frustré : il cache son désarroi derrière une attitude cynique et désabusée qui l’amène à poser sur le monde un regard d’une amère lucidité.  Surmontera-t-il son profond dégoût de lui-même et des autres dans une ville dont l’aveuglante beauté a quelque chose de paralysant…

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Indside Llewyn Davis de Joel and Ethan Coen

J’ai aimé le film, mais je l’aurais encore plus aimé si j’étais fan de musique folk. En effet, au-délà de la réalisation, je crois qu’il faut vraiment aimé cette musique pour apprécier le film à 100%. Quant aux acteurs, ils ont tous une très bonne interprétation, on est assez vite capté par l’histoire mais les scènes de musique sont un peu trop longues et trop redondantes à mon goût. Mais c’est un beau film ! Trailer ci-dessous :

llewyn_davis_trailer

Synopsis : Inside Llewyn Davis raconte une semaine de la vie d’un jeune chanteur de folk dans l’univers musical de Greenwich Village en 1961. Llewyn Davis est à la croisée des chemins. Alors qu’un hiver rigoureux sévit sur New York, le jeune homme, sa guitare à la main, lutte pour gagner sa vie comme musicien et affronte des obstacles qui semblent insurmontables, à commencer par ceux qu’il se crée lui-même. Il ne survit que grâce à l’aide que lui apportent des amis ou des inconnus, en acceptant n’importe quel petit boulot. Des cafés du Village à un club désert de Chicago, ses mésaventures le conduisent jusqu’à une audition pour le géant de la musique Bud Grossman, avant de retourner là d’où il vient.