Comme je l’écrivais hier sur mon précédent billet, j’ai eu la chance d’assister à deux très belles projections lors de mon séjour à Cannes pendant le festival. La première fut celle du film « Nahid » de la réalisatrice iranienne Ida Panahandeh nommé dans la catégorie « Un Certain Regard ». La seconde quant à elle concernait le film « La Tierra Y La Sombra » du réalisateur colombien César Acevedo présenté à la Semaine de la Critique. Pour info, chacun de ces longs-métrages était une première pour les deux cinéastes étrangers.

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Les réalisateurs sont d’origine et de sexe différents, ils sont sélectionnés dans deux catégories bien distinctes et pourtant j’ai retrouvé dans les deux films des points communs assez troublants. La pudeur tout d’abord, de plus en plus rare dans notre cinéma contemporain, mais aussi l’émotion qui se dégage de ces histoires poignantes, celles de familles bouleversées et ce, dans des contrées qui nous sont pourtant inconnues.

Je vais commencer par vous parler du film iranien, que j’ai pu voir le jour de mon arrivée : « Nahid ». Vous imaginez bien que, vu mes origines, j’étais déjà très impatience de pouvoir assister à cette projection. 🙂

Synopsis : Nahid, jeune divorcée, vit seule avec son fils de 10 ans dans une petite ville au bord de la mer Caspienne. Selon la tradition iranienne, la garde de l’enfant revient au père mais ce dernier (un ancien toxicomane) a accepté de la céder à son ex femme à condition qu’elle ne se remarie pas. La rencontre de Nahid avec un nouvel homme qui l’aime passionnément et veut l’épouser va bouleverser sa vie de femme mais aussi de mère.

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Mon avis : Un film social fort, dur par moment mais aussi juste et très touchant. La réalisatrice iranienne se veut porte-parole de la condition féminine dans son pays. Sans trop en faire, elle nous invite dans le quotidien de cette femme indépendante qui va se trouver bouleversé par sa volonté de défier les lois rétrogrades du pays et de résister aux pressions familiales qui l’encerclent. J’ai beaucoup aimé la pudeur des sentiments exprimés, une sorte de lyrisme romantique (sans tomber dans le niais pour autant) que l’on a perdu ici, dans notre cinéma occidental. J’ai adoré la mise en scène et le jeu des acteurs, très réaliste et jamais surjoué. On entre véritablement dans la vie de ces familles iraniennes, dont les soucis et problématiques peuvent nous sembler étranges, à nous, autres français, mais qui font partie intégrante de leur culture et de leur moeurs. L’actrice principale, Sareh Bayât (qui jouait le rôle de la femme de ménage dans « Une Séparation » d’Asghar Farhadi) crève franchement l’écran !

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Venons en maintenant au film colombien La Tierra Y La Sombra présenté à la Semaine de la Critique.

Synopsis : Alfonso est un vieux paysan qui revient au pays pour se porter au chevet de son fils malade. Il retrouve son ancienne maison, où vivent encore celle qui fut sa femme, sa belle-fille et son petit-fils (qu’il n’avait jamais vu). Il découvre un paysage apocalyptique, le foyer est cerné par d’immenses plantation de cannes à sucre dont l’exploitation provoque une pluie de cendres continue. 17 ans après avoir abandonné les siens, Alfonso va tenter de retrouver sa place et de sauver sa famille.

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Mon avis : Je vous le dis tout de suite, ce film est bouleversant. A tel point que j’ai eu les larmes aux yeux à trois reprises (ce dont je n’ai pas forcément l’habitude). Je vous préviens également, je l’ai trouvé très mélancolique. On suit cet homme dans un contexte dramatique, celui de ses tristes retrouvailles avec sa famille. On entre également dans la vallée du Cauca en Colombie, où l’on découvre le dur quotidien d’un peuple, avec leurs problèmes sociaux. Les deux vont s’entremêler et créer l’intrigue autour de ce malheureux foyer. Le réalisateur nous racontait avant le début de la projection que son film était le fruit d’une période douloureuse de sa vie. On le sent et l’on vit cette douleur avec un sentiment de malaise présent tout au long de l’oeuvre entre les personnages, avec des plans séquences « permettant de rendre palpable leur enfermement ». A côté de cela, nous sommes témoins de scènes terriblement poétiques, de plans presque magiques, avec un sens de l’esthétique et une maitrise de la caméra évidents. Un ascenseur émotionnel qui rend le film beau et poignant, mais dont on ne sortira pas indemne.

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Les deux films m’ont ainsi intimement marquée pour plusieurs raisons :
Leur profondeur tout d’abord, tant par les thèmes qu’ils abordent que par la façon dont ils les traitent. Pauvreté, limites du système médical ou encore problèmes industriels pour la Colombie. Drogue, condition de la femme et réalité d’une société en mutation pour l’Iran. Chaque région a ses fléaux et les deux réalisateurs ont su mettre le doigt sur ceux de leur pays respectifs, les dénonçant de façon précise et subtile.
Les personnages, quant à eux, sont tous extrêmement humains et authentiques, en partie grâce au jeu des acteurs qui interprètent chacun leur rôle d’une justesse remarquable.
Et enfin, le talent des équipes de film, qu’elles soient devant ou derrière les caméras et qui ont su faire de ces histoires ordinaires des récits extraordinaires.

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imagesNouvel avis ciné, à propos d’une comédie « indé » que j’ai vu la semaine dernière, qui m’a beaucoup plue et qui sortira ce mercredi. Parfaite pour passer une soirée détente, loin des agitations de la rentrée.

Obvious Child est un film drôle qui parle d’amour sans tomber dans la comédie romantique attendue. Il s’agit, certes, d’un film américain qui aborde les relations amoureuses, mais n’en devient pas niais pour autant. Au contraire, l’humour est plutôt décomplexé, voire totalement « caca prout » mais le film traite également de choses plus sérieuses tel que l’avortement, le chômage (sujets que l’on ne s’imagine pas forcément voir dans une comédie américaine). Il pleut plaire aux nanas comme aux mecs, entre 20 à et 40 ans (dirais-je). Premier long métrage très cool de Gillian Robespierre avec l’excellente Jenny Slate dans le rôle principal. Je pense que la bande annonce parle d’elle-même.

Synopsis :  La vie de la jeune Donna Stern n’a rien de particulier : un petit ami, un job dans une librairie, sa bande de potes, des parents divorcés… Mais, chaque soir, sur une scène de Brooklyn où elle interprète son numéro de stand-up, ce quotidien banal devient une source inépuisable de sketches. Avec un humour ravageur et souvent cru, Donna y déballe sa vie intime, ne prend rien au sérieux, se moque de tout et surtout d’elle-même. Mais, coup sur coup, Donna perd son travail, se fait larguer par son petit ami, déprime, a une aventure alcoolisée d’un soir et… tombe enceinte. Dès lors, Donna va devoir assumer ses choix et grandir un peu, mais peut-être aussi rencontrer l’amour au moment où elle s’y attend le moins.

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Il y a trois mois, j’ai découvert de délicieux plats lors d’une initiation au Fly Yoga. J’ai ensuite appris qu’il s’agissait des chefs du restaurant Ama Dao qui les avaient concoctés. Etant située à Levallois, cette petite cantine m’avait alors intriguée… Hier, j’avais justement rendez-vous dans le coin. J’en ai donc profité pour m’y rendre pour le déjeuner !

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Le restaurant à la sombre (mais jolie) devanture se fait assez discret dans la rue, mais dès qu’on y rentre, on est directement plongé dans une très bonne ambiance, notamment grâce aux adorables gérants. De petites tables et tabourets en bois sont installés de part et d’autre de la cantine. Il n’y a pas beaucoup de places, donc il faut venir tôt (ou tard). On peut également prendre à emporter.
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Concernant les menus proposés, plusieurs possibilités : à emporter plat + boisson pour 10,50€. Sinon sur place ou à emporter : plat + dessert 11,50€ ou entrée plat 13€ (et on rajoute 1€ pour la boisson). Le Bo Bun est considéré comme la spécialité de la maison. Il y a également trois autres plats proposés : la fameuse soupe pho (sorte de « pot au feu » vietnamien), le loc lac ainsi que le baï moan (spécialité cambodgienne). En entrée, c’est nems ou rien. Et pour les desserts : perles de tapioca banane ou potimaron ou gâteau de Marine.

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Pour ma part, j’avais entendu beaucoup de bien du Bo Bun donc c’est ce que j’ai choisi ! Puis en dessert les perles de tapioca au potimaron. Enfin, vu qu’il faisait très froid dehors, j’ai opté pour un thé menthe jasmin en boisson (à volonté), de quoi se réchauffer un peu… Quant à ma voisine d’en face, des nems en entrée et une soupe pho en plat. En photo, ça donnait : Mon verdict : Le Bo Bun était parfait !! Quant aux perles de tapioca au potimaron, un vrai délice ! Je me suis régalée et il me tarde de goûter les autres plats proposés par la maison ! Je ferai un update sur ce billet si tel est le cas 🙂Capture d’écran 2013-10-31 à 12.22.39
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Ama Dao
65, rue Louise Michel
92300 Levallois Perret (m° Louise Michel)

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Cela faisait des mois que j’entendais parler de ce petit resto, mais je n’avais pas encore eu l’occasion de le tester ! Et c’est encore grâce à l’article sur les adresses détox « après fêtes » que j’ai eu l’idée de me rendre chez Nanashi.

Nanashi-Bentu-Paris-main-roomJe ne vais pas vous tenir en haleine plus longtemps… C’était juste délicieux ! J’ai tout aimé : le quartier, la déco, l’ambiance, les serveurs, et bien évidemment les plats (oui, vraiment tout) ! Bon, je ne vais pas vous cacher que ce n’est pas une cantine où je me rendrais tous les jours (vu la note de fin), mais je ne regrette pas du tout d’y être allée !
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Concernant les menus proposés, il y a bien sûr les bentôs (viande, poisson ou végétarien). Le serveur nous a également parlé du chirashi de saumon & du don au boeuf (qui seraient excellents). Pour ma part, j’avais tellement entendu parler des bentô que j’en ai pris un, le végétarien (partagé avec Stéphanie qui, elle, avait choisi celui à la viande, sauté de veau plus exactement). Le mien était à base de galette de pomme de terre, aubergine, célerie, rave, pois chiche & sauce curry. Le tout accompagné d’un mélange de 3 salades (brocolis, carotte, navet, féta + endive, céleri, rave, chou rouge, poire, noix + salade de pousses). Sans oublier les tranches de pain de campagne frais que l’on nous a déposées sur la table. Enfin, j’ai opté pour un vrai jus de carotte/pomme/gingembre (car j’adore ça). Je crois qu’avec ce déjeuner, j’ai eu ma ration de fruits & légumes pour toute l’année !! 🙂
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Quant aux desserts, il nous a vanté les mérites des cheesecake framboise ainsi que du cake matcha (que je n’ai pas encore eu l’occasion de goûter) !Capture d’écran 2013-10-31 à 13.01.22
Mon verdict : C’était tout simplement délicieux. Lorsqu’on en ressort, on se sent vraiment bien, ni trop rassasié, ni pas assez. On a comme l’impression d’avoir fait le plein de vitamines, et l’adage « mens sana in corpore sano » prend alors tout son sens !  Après, comme je le disais au début, c’est un peu cher (14 euros le bentô) mais bien meilleur que dans certains restos où l’on trouve des plats au même prix. Donc j’y retournerai avec plaisir dans un mois ou deux !
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Nanashi
 57, rue Charlot 
75003 Paris (m° Fille du Calvaire)

Il y en a également 2 autres sur Paris, rue du Paradis (10e) ainsi que rue de Tournon (6e). J’ai hâte de m’y rendre 🙂

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