Le monde entier a conscience de la catastrophe qui a touché le Népal il y a deux semaines. Afin de collecter des fonds pour répondre aux besoins urgents de deux villages népalais entièrement détruits suite au tremblement de terre du 25 Avril (mais aussi celui de ce matin), mon ami photographe Kares Le Roy organise pendant dix jours, une vente de photos dont les bénéfices iront directement à l’action Azimut Nepal Funds basée à Katmandou.

UrgenceNepal_SelectaPhoto-1431096986

La collecte servira à répondre aux besoins très urgents des habitants de 2 villages népalais : Gatlang et Thulo Shyapru. Ils ont besoin de tout : nourriture, bâches plastiques, couvertures, ustensiles de cuisines, médicaments de première nécessité, hygiène, vêtements chauds, matériel d’extraction et de recherche (pioches, pèles, gants, barres à mines, masques, sacs de jute …)

UrgenceNepal_Gatlang-1431092242

Voici le lien si vous souhaitez aider, à n’importe quel niveau : http://www.kisskissbankbank.com/urgence-nepal

Pour une fois que l’on sait exactement où l’argent ira et à quoi il servira exactement… Merci d’avance pour les dons, merci d’avance pour ceux qui partageront le projet… 🙂

11162505_10155458081585247_1023594552196087455_n

MY INSTAGRAM / FACEBOOK / TWITTER / PINTEREST

Cette semaine, j’ai eu la chance d’assister à la projection en avant-première presse du film « Qu’Allah bénisse la France » de Abd Al Malik, adapté de son livre autobiographique.Capture d’écran 2014-11-15 à 09.47.44

Deux choses m’ont donné envie de le voir. D’abord le fait que ce soit Abd Al Malik le réalisateur. En effet, j’ai toujours aimé ce qu’il faisait, les textes qu’il écrivait et les valeurs qu’il véhiculait. J’avais d’ailleurs fait la démarche de le rencontrer il y a 4 ans, pour une interview vidéo avec mon ancien collectif, et j’avais encore plus admiré son parcours et ses idées. Quelqu’un de droit et d’extrêmement talentueux.

La seconde chose qui m’a interpellée est bien évidemment son titre. Alors que les médias n’ont de cesse de nous parler de jeunes français reconvertis à l’Islam, partis faire le djihâd en Syrie afin de revenir en terroristes, ce titre évoque tout le contraire. Ce titre évoque l’amour, la paix et la sérénité. Et pendant le film, on est justement témoin d’un autre Islam que celui dépeint dans les médias actuellement. D’un Islam doux et sage, raisonné et paisible. Le film nous montre que l’Islam n’est pas cette religion extrêmiste que la plupart des gens peuvent avoir en tête à cause de tout ce vacarme médiatique, et il montre surtout que l’Islam n’est pas l’ennemi de la France, et que les musulmans de France sont des français comme les autres. C’est bien de le rappeler aussi.

Bien sûr, le film ne traite pas que de l’Islam mais c’est une des choses qui m’a tout de même marquée. Non, il s’agit avant tout d’une autobiographie, celle d’un garçon, Régis, fils d’immigrés, noir, élevé par une mère catholique avec ses deux frères, dans une cité de Strasbourg et qui tente de sortir de la délinquance qui l’entoure, de monter son groupe de rap mais surtout, de trouver sa voie.

Regardez cette bande annonce qui, je trouve, reflète parfaitement le film.

Le noir et blanc nous fait forcément penser à la Haine de Kassovitz et Abd Al Malik ne s’en cache pas, il s’agit d’un film qui l’a beaucoup influencé. Mais contrairement à la Haine, ce film est beaucoup moins violent et c’est une chose que j’ai également appréciée. En effet, la violence n’est pas totalement exposée, mais plutôt suggérée, soit par des effets visuels, soit par l’ambiance sonore.

Quelques semaines plus tôt, j’avais vu un autre film sur la banlieue. Il s’agissait également de l’autobiographie d’une personne sortie de ce milieu et qui avait réussi. Je l’avais malheureusement trouvé assez maladroit et caricatural. Ce n’est pas le cas de celui-ci. Au contraire.

Enfin, la bande son est évidemment très importante. On entend bien sûr les titres d’Abd Al Malik, très beaux. Mais aussi la musique de Laurent Garnier, que j’adore et une chanson de Wallen à la fin, petit clin d’oeil. Et ce qui m’a sûrement donné le plus de frissons est une scène où le personnage de Régis, devenu Abd Al Malik (suite à sa conversion) se rend en pèlerinage religieux. A ce moment-là, on entend un chant musulman incroyablement beau, auquel j’ai été très sensible.

Le film sortira le 10 décembre, je ne sais pas encore si toutes les salles le diffuseront mais il me tarde de connaître vos avis. 🙂 

MY INSTAGRAM / FACEBOOK / TWITTER / PINTEREST

 

On connait tous ses Nanas ou la Fontaine Stravinsky. Mais que sait-on exactement de cette artiste plasticienne? Perso, je ne
niki2connaissais pas grand chose, avant de découvrir l’exposition actuellement en place au Grand Palais..

J’ai tout d’abord découvert Catherine Marie-Agnès Fal de Saint Phalle, née en 1930. une très belle femme, mannequin dans sa jeunesse puis épouse et mère. Mais aussi une personne de grande sensibilité, avec un regard vif sur l’histoire et le monde ainsi qu’un certain goût pour la rébellion.

Elle n’a suivi aucun enseignement artistique. S’inspirant de plusieurs courants : art brut, art outsider elle a commencé à peindre en 1952. Mais c’est surtout ce qu’elle a vécu plus jeune qui va beaucoup l’inspirer dans sa démarche. Issue d’une famille franco-américaine, elle grandit à New York et se marie à l’âge de 18 ans avec un ami d’enfance. Pendant longtemps, elle cache un lourd secret qu’elle publiera à l’âge de soixante quatre ans dans son ouvrage : elle a été violée par son père à l’âge de onze ans .
.

.
A 23 ans, Niki est atteinte d’une grave dépression nerveuse et est soignée dans un hôpital psychiatrique : « j’ai commencé à peindre chez les fous… j’y ai découvert l’univers sombre de la folie et sa guérison, j’y ai appris à traduire en peinture mes sentiments, les peurs, la violence, l’espoir et la joie. » C’est là qu’elle commence sa carrière, à l’image des artistes de la Collection de l’art brut de Jean Dubuffet. Cela se traduit par une série d’oeuvres de grands formats associant un travail sur la texture sur fond noir et blanc. Une multitude d’objets (armes ou outils tranchants) y sont fixés sur de larges fonds.

6a01156fae88f2970b011570ac4c0d970b

Les Tirs, performances durant lesquels l’artiste tire à la carabine sur des poches de peinture, éclaboussant de couleurs des tableaux-assemblages, la rendent célèbre internationalement dès 1960. Elle les dédie souvent à d’autres artistes qui participent eux-mêmes aux tirs.

Puis sont arrivées les Nanas, femmes plantureuses et colorées en grillage, papier mâché et polyester. »Pour moi, mes sculptures représentent le monde de la femme amplifiée, la folie des grandeurs des femmes, la femme dans le monde d’aujourd’hui, la femme au pouvoir ».

L’exposition ne se termine pas à cette période de sa vie, car il y a encore plein de choses à montrer et dire sur elle, mais le mieux est encore d’aller la visiter. Je conseille donc cette expo à tout le monde, sans exception, car les messages qu’elle véhicule sont universels et intemporels.. D’ailleurs j’ai acheté un livre pour enfants à la petite cousine de mon amoureux. Tout le monde devrait connaitre son oeuvre.

Niki De Saint Phalle au Grand Palais (entrée Champs-Elysées)
Du 17 septembre 2014 au 2 février 2015

MY INSTAGRAM / FACEBOOK / TWITTER / PINTEREST