Il y a quelques jours, je me suis rendue en Italie pour le Festa del Cinema di Roma. J’ai eu la chance de me rendre à plusieurs projections, fouler le fameux tapis rouge mais aussi visiter un peu la ville. Photos puis récit :

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Le premier soir, nous avons eu la chance de découvrir les deux premiers épisodes de la Saison 2 de la série américaine Fargo. N’ayant pas vu la première saison, j’ai été agréablement surprise par cette série. Les scènes sont très prenantes, avec beaucoup d’action et un vrai suspense. Je pense d’ailleurs que je vais commencer la saison 1 prochainement (les deux saisons ne se suivent pas et prendent place à des époques différentes).

La seconde journée, nous avons vu le film Carol réalisé par Todd Haynes et présenté à Cannes cette année. Il s’agit d’une jolie histoire qui se déroule à New York dans les années 50 à propos d’une rencontre déstabilisante entre deux femmes de milieux différents. L’image est belle et fait vraiment voyager à cette époque. A la fin du film, nous avons eu la chance de rencontrer son réalisateur qui nous a raconté quelques anecdotes dessus.

Durant ce court séjour, nous avons également eu la chance de visiter une partie de la ville. Et tout ce que j’ai vu m’a réellement impressionné. Entre la Piazza Navona construite sur les ruines du stade de Domitien du Ier siècle et son architecture monumentale, le Panthéon, majestueux qui lui date du IIème siècle ou encore l’église Sainte-Ignace-de-Loyola, un édifice religieux catholique de style baroque sur la piazza Sant’Ignazio dont les fresques sont impressionnantes. Je n’ai malheureusement pas pu visiter longtemps la ville mais cela m’a donné envie d’y retourner pour quelques jours en perso !

En ce qui concerne les bonnes adresses, nous n’avons pas eu l’occasion d’en tester beaucoup mais je peux vous recommander Casa Bleve, un joli restaurant typique (et assez chic) où nous avons pu déguster du fromage et de la pasta (cliché, quand tu nous tiens). Nous nous sommes également rendus au Caffè Greco, connu et réputé, notamment pour ses excellents chocolats chauds et ses délicieuses pâtisseries. Quant à notre hôtel, nous logions au Rome Cavalieri, Waldorf Astoria Hotels & Resorts situé sur les hauteurs de Rome avec une très belle vue sur toute la ville. La déco est assez kitsch mais cela fait partie de son charme !

Merci à Mazda pour cette très belle invitation, Roseanna pour la sublime robe, Florian Denicourt pour la pochette et Cosmoparis pour les escarpins.

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Ce week-end, je me suis rendue à Deauville pour le 41e Festival du Cinéma Américain. L’occasion de vivre de très beaux moments comme la cérémonie d’ouverture avec tapis rouge et soirée mais surtout d’assister à plusieurs projections. 

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Je ne m’étais encore jamais rendue à Deauville donc j’ai d’abord découvert une jolie ville, très chic, ainsi que son bord de mer mythique. J’ai également eu la chance de fouler le fameux tapis rouge, un moment toujours très exaltant, surtout aux côtés de grandes stars du cinéma américain. Puis lors de la cérémonie d’ouverture, nous avons assisté à l’hommage rendu à Keanu Reeves pour ses trente années de carrière (déjà). Ils nous a confié qu’il avait toujours voulu faire ça, et ce depuis son plus jeune âge. Il nous a également raconté de nombreuses anecdotes, comme le fait qu’à ses débuts, on voulait lui faire changer de nom et l’appeler « Casey Reeves ». Il est très drôle, et surtout ému par cet hommage qui lui est rendu. Enfin, j’ai pu me rendre à plusieurs projections : celle d' »Everest » en 3D, le film d’ouverture (hors compétition) qui sortira le 23 septembre. Mais également 99Homes, premier film en compétition et réalisé par Ramin Bahrani (d’origine iranienne). D’ailleurs, je ne sais pas si vous l’avez vu sur ma page facebook mais je viens de monter un site dédié à l’actu culturelle et tendance ! Je garde évidemment le blog pour les news plus perso mais vous trouverez désormais toutes mes chroniques ciné sur Caption Magazine. 🙂

Merci à Moët pour cette très belle invitation, Broox et Redken pour la coupe et la coiffure, la maison John Galliano pour la sublime robe, Bangle Up pour les jolis bijoux, Clinique pour le maquillage et Deauville pour son festival.

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Après Londres, direction Cabourg ! En effet, je m’y suis rendue vendredi soir dernier, dans le cadre de la 29ème édition de son festival du film romantique. Et je dois vous avouer que c’était une toute première pour moi qui n’avais encore jamais mis les pieds en Normandie (oui, cela paraît étonnant mais c’est bien la vérité) !

Devenu un événement incontournable du cinéma français, le festival a accueilli plus de 12 000 personnes pendant cinq jours pour des projections en salles ou en plein air de films ayant pour thème central le Romantisme.

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Et qui dit romantisme dit forcément Grand Hôtel de Cabourg. Situé les pieds dans l’eau, cet hôtel mythique fut immortalisé par Marcel Proust, notamment grâce son oeuvre « A la recherche du temps perdu ». Sans oublier qu’il y séjourna pendant sa période d’écriture entre 1907 et 1914. C’est de là qu’est née, d’ailleurs, la tradition des madeleines à Cabourg (je suis repartie avec un petit paquet et je peux vous dire qu’elles étaient exquises).

Nous avons donc eu la chance de déjeuner au restaurant gastronomique de l’hôtel, en front de mer. Un cadre exceptionnel, très chic et une cuisine gourmande mais aussi inventive, comme vous pouvez le constater sur mes photos. Nous avons même eu l’honneur de rencontrer le chef, Jérôme Lebeau, qui est venu nous saluer en fin de repas et voir si nous avions apprécié ses plats. Nul doute, tout était délicieux.

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Le déjeuner terminé, nous nous sommes rendus dans un petit cinéma afin d’assister à une projection, celle du film Les Chaises Musicales, premier long métrage de la réalisatrice Marie Belhomme avec Isabelle Carré et Philipe Rebbot, entre autres.

Synopsis : Perrine est une musicienne presque professionnelle. Elle vit seule et anime des goûters d’anniversaires, ou les gâche, c’est selon. Par accident, elle fait tomber un homme dans la benne d’une déchèterie. L’inconnu est dans le coma, mais Perrine est prête à tout pour qu’il se réveille. Elle s’immisce dans sa vie pour le découvrir, mais profite aussi de l’occasion pour lui emprunter son boulot, son appartement, son chien… Mais surtout, elle tombe amoureuse…

Le film était drôle et frais. J’adore Isabelle Carré que j’ai trouvé parfaite dans ce rôle, avec un jeu toujours juste. Nous avons même pu échanger avec les équipes après la projection, qui ont semblé avoir pris beaucoup de plaisir à tourner ce film. D’ailleurs, la réalisatrice nous a confié que le film devait d’abord s’intituler « Les gens qui doutent »… Si vous voulez voir la bande annonce, c’est par ici !

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Je suis ensuite rentrée au Grand Hôtel pour me preparer car le soir-même avait lieu la cérémonie de clôture du festival (ainsi que le tapis rouge et la remise des prix).

J’ai été accueillie comme une princesse dans la suite 302 qui appartenait à Dr Hauschka, dont je vous parle souvent ici. En effet, la marque de cosmétiques était partenaire officiel du festival et maquillait toutes les actrices, journalistes et autres personnalités pendant l’événement. Après m’avoir appliqué des soins sur le visage, l’adorable maquilleuse m’a demandée ce que j’imaginais pour ce soir. On ne se rend pas tous les jours sur un tapis rouge, donc j’en ai profité pour lui suggérer quelque chose d’assez fort, un vrai maquillage de soirée, avec des yeux charbonneux. Quant à la bouche, je ne la voulais pas nude mais pas trop maquillée non plus.

Je suis ensuite passée de l’autre côté de la suite, où se trouvaient les équipes de coiffure de Franck Provost. J’ai à nouveau été très bien accueillie et l’on m’a immédiatement demandée ce que je souhaitais. Je voyais quelque chose de doux et romantique (comme le thème du festival). Nous avons donc opté pour des boucles souples et de petites tresses de chaque côté, afin de dégager le visage.

En ce qui concerne ma tenue, je portais une belle robe fluide Roseanna, un très joli (et fin) collier de chez Dannijo ainsi que mes sandales couleur soleil de Karine Arabian que je ne vais pas quitter de l’été J’avais choisi cette tenue, fleurie et aérienne, pour être également accord avec le festival.

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Me voilà prête à fouler le tapis rouge ! Je dois vous avouer que c’était très impressionnant (plus qu’à Cannes même). En effet, nous avions toute la place pour avancer jusqu’au Casino (là où se tenait la cérémonie de clôture), beaucoup de temps était laissé entre chaque groupe et tous les gens nous scrutaient, nous interpellaient et nous prenaient en photo. On m’a même demandé des autographes à plusieurs reprises (je leur ai répondu en souriant que je n’étais pas actrice). Mais ce tapis rouge était assez magique et j’ai profité du moment à fond.

Cabourg Film Festival

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Une fois arrivés au Casino, nous avons pris place, avant que la Cérémonie de Clôture ne débute. Deux jurys composés de professionnels et de cinéphiles étaient présents, mais aussi un jury de lycéens de Basse-Normandie et du public qui récompensaient aussi certains prix.

Cette remise des prix fut accompagnée de la prestigieuse cérémonie des Swann d’or. Le comité des Swann d’or du Festival honore ainsi d’un Swann d’Or la révélation féminine et masculine, la meilleure actrice, le meilleur acteur romantique et le meilleur film romantique de l’année.

Voici le palmarès en question :

Révélation féminine : Joséphine Japy dans Respire de Mélanie Laurent
Révélation masculine : Kévin Azaïs dans Les Combattants de Thomas Cailley
Meilleure actrice : Anaïs Demoustier dans À trois on y va de Jérôme Bonnell
Meilleur acteur : Benoît Magimel dans La Tête haute d’Emmanuelle Bercot
Meilleur Film : Caprice d’Emmanuel Mouret
Meilleur réalisateur : Arnaud Desplechin pour Trois souvenirs de ma jeunesse
Meilleure premier film : Clovis Cornillac pour Un Peu, Beaucoup, Aveuglément
Coup de coeur : Michel Legrand

Cabourg Film Festival

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C’est d’ailleurs ce dernier Swann, celui du coup de coeur, qui fut le moment le plus fort de la soirée. Michel Legrand, grand compositeur, de films notamment (on peut même dire qu’il a inventé la comédie musicale à la française en travaillant de nombreuses fois sur des films de Jacques Demy, dont mon préféré Peau d’Ane) a invité son épouse sur scène. En effet, il a demandé à l’actrice Macha Méril de le rejoindre et tous deux nous ont raconté leur belle histoire d’amour. Ils s’étaient rencontrés cinquante ans auparavant mais ne pouvaient se fréquenter à ce moment-là car engagés l’un et l’autre. Finalement, c’est l’an dernier qu’ils se sont retrouvés (tous deux séparés) et qu’ils ont décidé de se marier. Ce récit était très beau et émouvant.

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Une fois la cérémonie terminée, nous avons tous diné dans le Casino, puis nous sommes retournés du côté du Grand Hôtel. Tout le monde s’est rassemblé au bar, autour d’un piano, Jeanne Cherhal s’est mise à jouer et à reprendre les tubes de Véronique Sanson, Emmanuelle Béart a également poussé la chansonnette. Une très belle fin de festival…

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Comme je l’écrivais hier sur mon précédent billet, j’ai eu la chance d’assister à deux très belles projections lors de mon séjour à Cannes pendant le festival. La première fut celle du film « Nahid » de la réalisatrice iranienne Ida Panahandeh nommé dans la catégorie « Un Certain Regard ». La seconde quant à elle concernait le film « La Tierra Y La Sombra » du réalisateur colombien César Acevedo présenté à la Semaine de la Critique. Pour info, chacun de ces longs-métrages était une première pour les deux cinéastes étrangers.

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Les réalisateurs sont d’origine et de sexe différents, ils sont sélectionnés dans deux catégories bien distinctes et pourtant j’ai retrouvé dans les deux films des points communs assez troublants. La pudeur tout d’abord, de plus en plus rare dans notre cinéma contemporain, mais aussi l’émotion qui se dégage de ces histoires poignantes, celles de familles bouleversées et ce, dans des contrées qui nous sont pourtant inconnues.

Je vais commencer par vous parler du film iranien, que j’ai pu voir le jour de mon arrivée : « Nahid ». Vous imaginez bien que, vu mes origines, j’étais déjà très impatience de pouvoir assister à cette projection. 🙂

Synopsis : Nahid, jeune divorcée, vit seule avec son fils de 10 ans dans une petite ville au bord de la mer Caspienne. Selon la tradition iranienne, la garde de l’enfant revient au père mais ce dernier (un ancien toxicomane) a accepté de la céder à son ex femme à condition qu’elle ne se remarie pas. La rencontre de Nahid avec un nouvel homme qui l’aime passionnément et veut l’épouser va bouleverser sa vie de femme mais aussi de mère.

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Mon avis : Un film social fort, dur par moment mais aussi juste et très touchant. La réalisatrice iranienne se veut porte-parole de la condition féminine dans son pays. Sans trop en faire, elle nous invite dans le quotidien de cette femme indépendante qui va se trouver bouleversé par sa volonté de défier les lois rétrogrades du pays et de résister aux pressions familiales qui l’encerclent. J’ai beaucoup aimé la pudeur des sentiments exprimés, une sorte de lyrisme romantique (sans tomber dans le niais pour autant) que l’on a perdu ici, dans notre cinéma occidental. J’ai adoré la mise en scène et le jeu des acteurs, très réaliste et jamais surjoué. On entre véritablement dans la vie de ces familles iraniennes, dont les soucis et problématiques peuvent nous sembler étranges, à nous, autres français, mais qui font partie intégrante de leur culture et de leur moeurs. L’actrice principale, Sareh Bayât (qui jouait le rôle de la femme de ménage dans « Une Séparation » d’Asghar Farhadi) crève franchement l’écran !

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Venons en maintenant au film colombien La Tierra Y La Sombra présenté à la Semaine de la Critique.

Synopsis : Alfonso est un vieux paysan qui revient au pays pour se porter au chevet de son fils malade. Il retrouve son ancienne maison, où vivent encore celle qui fut sa femme, sa belle-fille et son petit-fils (qu’il n’avait jamais vu). Il découvre un paysage apocalyptique, le foyer est cerné par d’immenses plantation de cannes à sucre dont l’exploitation provoque une pluie de cendres continue. 17 ans après avoir abandonné les siens, Alfonso va tenter de retrouver sa place et de sauver sa famille.

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Mon avis : Je vous le dis tout de suite, ce film est bouleversant. A tel point que j’ai eu les larmes aux yeux à trois reprises (ce dont je n’ai pas forcément l’habitude). Je vous préviens également, je l’ai trouvé très mélancolique. On suit cet homme dans un contexte dramatique, celui de ses tristes retrouvailles avec sa famille. On entre également dans la vallée du Cauca en Colombie, où l’on découvre le dur quotidien d’un peuple, avec leurs problèmes sociaux. Les deux vont s’entremêler et créer l’intrigue autour de ce malheureux foyer. Le réalisateur nous racontait avant le début de la projection que son film était le fruit d’une période douloureuse de sa vie. On le sent et l’on vit cette douleur avec un sentiment de malaise présent tout au long de l’oeuvre entre les personnages, avec des plans séquences « permettant de rendre palpable leur enfermement ». A côté de cela, nous sommes témoins de scènes terriblement poétiques, de plans presque magiques, avec un sens de l’esthétique et une maitrise de la caméra évidents. Un ascenseur émotionnel qui rend le film beau et poignant, mais dont on ne sortira pas indemne.

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Les deux films m’ont ainsi intimement marquée pour plusieurs raisons :
Leur profondeur tout d’abord, tant par les thèmes qu’ils abordent que par la façon dont ils les traitent. Pauvreté, limites du système médical ou encore problèmes industriels pour la Colombie. Drogue, condition de la femme et réalité d’une société en mutation pour l’Iran. Chaque région a ses fléaux et les deux réalisateurs ont su mettre le doigt sur ceux de leur pays respectifs, les dénonçant de façon précise et subtile.
Les personnages, quant à eux, sont tous extrêmement humains et authentiques, en partie grâce au jeu des acteurs qui interprètent chacun leur rôle d’une justesse remarquable.
Et enfin, le talent des équipes de film, qu’elles soient devant ou derrière les caméras et qui ont su faire de ces histoires ordinaires des récits extraordinaires.

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